Loading...
fr

Articles

Paladin32 Events

Chers tous,


Avec du retard, voici le liens du compte-rendu du groupe de parole sur l'ENR du 20 février. C'est peut-être plus ergonomique à lire?


https://www.poly-losophie.com/post/groupe-de-parole-enr


Pour ceux qui ne souhaite pas passer par mon blog, voici le résumé identique ici:


L'ENR c'est quoi ?

L'ENR (Énergie de Nouvelle Relation) est une sorte de pétillement à l'intérieur de soi lorsque l'on débute une nouvelle relation. Que cette dernière soit amoureuse ou une amitié très forte, cette énergie semble prendre toute la place, être omniprésente. C'est elle qui nous fait sourire bêtement dans le métro, qui nous donne des papillons dans le ventre, qui nous fait nous réjouir de revoir la personne aimée. L'ENR offre une sorte de "coup de booste" chimique à l'intérieur de notre corps et on en bénéficie tout entier.

L'ENR induit des réactions dans tout notre être. Que cela soit dans le mental (on y pense constamment, on met en place des actions concrètes pour voir la relation, pour partager avec elle, …) dans le physique (excitation, papillons dans le ventre, stress lorsque l'on rejoint la relation, …) ou plus au niveau de l'âme, cette étincelle se diffuse en nous et hors de nous. Cet enthousiasme, cette énergie et cette joie transpirent et irradient autour de nous, parfois à tel point que nos proches ou nos collègues nous trouvent différents et joyeux sans trop savoir pourquoi.

L'ENR et la durée

La notion de temps avec l'ENR est très liée. Le temps consacré à être dans cette énergie peut-être très présent et cela peut également prendre du temps qui était alors consacré à d'autres relations.

Il n'existe pas de durée propre à l'ENR, il semble que le temps rende la chose plus paisible et la fasse perdre en intensité. Elle peut être alors remplacée par quelque chose de plus doux, avec moins de folie, avec un rythme plus tranquille, une stabilisation et une normalisation de la relation. Le plaisir ne se perd pas mais se transforme.

C'est assez similaire à ce qui se passe dans une relation standard au final, mais la particularité de l'ENR dans un cadre polyamoureux est qu'il y a forcément une interaction avec les autres partenaires ; cela représente également un avantage car visiblement on s'oublie moins. Le fait d'avoir plusieurs partenaires nous oblige à rester un peu les pieds sur terre et à prendre en considération les autres. Cela semble être un effet protecteur et nous permet d'éviter les pièges de la pensée comme l'effet de halo (on ne voit que le beau, que les qualités de l'autre), la première impression (l'esprit va chercher des éléments qui nous confortent dans notre première vision), l'effet de dissonance (volonté implicite de chercher des éléments pour aller dans le sens de nos choix).

Il semble également que l'on apprenne beaucoup à travers la pratique et avec le temps, grâce auquel on rencontre plusieurs fois ce genre d'énergie. Les personnes expérimentées du groupe semblent plus conscientes de cette énergie et peuvent l'appréhender de manière plus sereine.

Trois types de situations

Ceux qui n'accèdent pas à cela

 

Il semble que des personnes soient plus sensible à l’ENR : elles peuvent facilement être touchées par ce phénomène. D'autres personnes du groupe semblent être moins sensibles à cela, mais probablement qu'il y a également un mécanisme de protection qui entre en jeu. Des personnes semblent se protéger de l'ENR afin de préserver la relation primaire.

Ceux qui la subissent

Les personnes dont le ou la partenaire est en plein ENR semblent subir cette nouvelle énergie. Les gens trouvent la relation nouvelle puérile, le partenaire semble indisponible et dans son monde. Comme l'énergie est omniprésente, elle peut devenir LE sujet de discussion. Cela soulève la question de ce que l'on partage et de ce que l'on ne partage pas, ceci pour éviter de blesser la relation primaire ou afin d'éviter les conflits.

 

Cela soulève la question des peurs et de la jalousie, il semble que parfois les conflits éclatent lorsque l'un y accède facilement et l'autre s'en protège. L'image de la personne qui est sur un grand huit et de l'autre qui subit cette attraction a parlé à plus d'un. Mais cela soulève cette question : suis-je jaloux de cette ENR car c'est quelque chose que je m’interdis ?

 

D'un autre côté, un sentiment de fierté peut aider celui qui subit cette nouvelle relation. C'est accorder à son amoureux primaire une certaine liberté ou simplement lui rendre celle qu'une relation exclusive impose dans la pratique et la norme.

Ceux qui la vivent

La chose la plus marquante dans ce groupe et ces discussions, c'est la volonté pour ceux qui vivent une ENR de protéger et de prendre soin de la relation primaire. Celui qui la vit peut aussi la subir d'une manière différente, car elle est parfois source de tension et d'incompréhension. Parfois aussi, on occulte la relation primaire sans en avoir réellement conscience et lorsque cela vient dans une discussion, on risque de se brûler les ailes et de déchanter. Ce qui semblait si facile, si beau, si nouveau, devient alors une source de problèmes. On observe une différence entre ceux qui travaillent sur leur égo et tentent de contenir cette énergie et ceux qui la vivent pleinement et qui en "profitent".

Parfois, l'inverse se produit, l'énergie dégagée lors d'une nouvelle relation transporte l'hôte et le transforme au point de "rallumer la première flamme". Cette énergie est alors mise au service de la relation primaire pour qu'elle devienne plus intense et plus solide encore.

 

Il est aussi convenu que le sentiment de responsabilité est très présent pour celui qui vit cette nouvelle énergie. Il a envie de prendre soin de tout le monde, mais également de lui-même et de s'accorder cette chance de vivre cette énergie et les émotions positives qu'elle procure.

 

Les ENR et les asymétries

Il est évident que, tant dans la survenue que dans la redescente d'une ENR, il peut y avoir des déséquilibres. L'un des partenaires peut avoir une envie folle d'écrire, de passer du temps avec l'autre, d'échanger avec intensité et, de son côté, l'autre partenaire peut être plus prudent ou plus timoré.

Lors de la normalisation et la standardisation de la relation, il se peut que l'asymétrie existe aussi avec, d'un côté, une folie qui reste et s'entretient et, de l'autre, l'envie de passer à quelque chose de plus tranquille.

L'énergie se déplace et se modifie en fonction des chemins de chacun, il est évident que cela peut être déséquilibré.

 

Sujets de développement

 

Les ENR sont de bons moyens de tester notre égo et nos peurs. Celle de l'abandon ou du rejet en particulier. On pourrait penser qu'avec une ENR, nous sommes aveuglés et emballés. L'ENR peut être un piège ou un tremplin.

On peut distinguer l'ENR + de l'ENR - : le premier sert toutes les autres relations présentes, car l'énergie qui en sort illumine la personne et cette dernière apporte un nouveau souffle et un pétillant qui s'étaient peut-être un peu atténués avec le temps.

 

Le fait de vouloir protéger l'autre nous conduit parfois à des comportements maladroits, à vouloir faire bien et que le message ne soit pas compris ou que cela réveille de la jalousie de la part de la relation primaire. La question essentielle est surtout de savoir si c'est à celui qui vit une ENR d'aider sa relation primaire ou est-ce que c'est du ressort de la première personne que de bosser sur ses peurs et ses craintes ?

 

Les émotions sont au cœur du lien et des interactions. La peur de l'abandon et du rejet peut être très présente mais, à trop vouloir protéger la relation primaire, on ne laisse pas la possibilité à l'autre de changer et d'apprendre. On se croit tuteur ou aidant alors que l'on laisse l'autre dans la position statique de "victime". Parfois il est nécessaire aussi de laisser les gens avancer avec leurs autonomies propres.

C'est cela aussi l'amour, avoir confiance en les compétences de l'autre pour ce qui est d'avancer dans son chemin de vie !

Paladin32 Juin 5 '20 · Noter : 5 · Tags : compte-rendu groupe de parole
Lina Events

COMPTE RENDU GROUPE DE PAROLE du 25/10/2019 : SAFER SEX



Nous avons organisé une groupe de parole sur le thème du Safer Sex dans le cadre de relations multiples avec l’intervention d’une infirmière du Checkpoint Vaud. Voici la synthèse de cette entrevue :



Au cours des dernières années, les messages concernant le safer sex sont devenus plus complexes. Il ne s’agit plus seulement de se protéger contre le VIH, mais aussi contre d’autres infections sexuellement transmissibles (IST) dont nous allons présenter les 5 principales (BIG 5), leur mode de transmission, leurs traitements et les recommandations de pratique et de dépistage pour limiter les risques d'infection et de transmission.



  • VIH

IST la plus connue depuis son apparition dans les années 80, elle est la seule dont on ne guérit pas. Ses modes de transmission majeurs se font par voie sexuelle (pénétration vaginale et anale), par voie sanguine (contact sanguin) et/ ou par voie fœtale. Le sexe oral comporte un risque de transmission inférieur à 0,01% car le virus se détruit au contact de l'air. Le port du préservatif est indispensable pour s'en protéger lors de tout type de pénétration. Toutefois, grâce aux progrès médicaux, il existe d'autres possibilités de s'en protéger, en cas de rapport à risque non protégé.

La PREP (prophylaxie pré-exposition), il s’agit d’un médicament avec lequel une personne séronégative exposée à un risque de VIH peut s'en protéger. Une PREP est soumise à ordonnance et ne devrait être prise que sous contrôle médical. Elle ne protège que du VIH et pas des autres infections sexuellement transmissibles. Son coût, très élevé (environ 900 CHF / 30 comprimés), n'est pas pris en charge par l'assurance de base.

La prophylaxie post-exposition (PEP) permet de prévenir une infection à VIH dans les premières heures après une exposition potentielle. Une PEP devrait être initiée le plus tôt possible (dans un service d'urgences ou dans un centre de dépistage IST) après un rapport à risque. Plus tôt elle est commencée, plus la PEP sera efficace pour prévenir une infection par le VIH. Malheureusement, la PEP n’est plus suffisamment efficace au-delà de 48h. Son coût également élevé (1500 CHF), est pris en charge par l'assurance de base.

Malheureusement, il n'existe pas encore de vaccin contre le VIH.

Dépistage : par un bilan sanguin (prise de sang) ou test rapide (disponible en pharmacie aussi).


  • Hépatites

Les hépatites sont des maladies infectieuses du foie.

Hépatite A - L’infection se transmet par un contact oral avec des matières fécales. L’eau, les aliments et les objets d’usage courant peuvent être contaminés en raison d’un manque d’hygiène, et ainsi transmettre le virus de l’hépatite A. La transmission est possible également lors de contacts intimes avec la zone anale. Enfin, la transmission par le sang est extrêmement rare. Il existe un vaccin.

Hépatite B – Son mode de transmission est similaire à celle du VIH mais son virus est plus virulent que le celui du VIH, donc il y a un risque de transmission orale plus important.

Le port du préservatif protège de l'infection, pour diminuer le risque de façon importante, en particulier lors de transmission orale. Comme il existe aussi un vaccin, celui-ci est également très recommandé.

Hépatite C – Elle se transmet par le contact avec le sang d’une personne infectée. Des médicaments antiviraux permettent de traiter l’hépatite C.

Des vaccins existent pour les hépatites A et B. Un vaccin combiné pour les deux s’effectue en trois fois (prix : 3 x CHF 75.-).

Pour l'hépatite B, il est important de faire un dosage des anticorps pour vérifier son efficacité, car même en étant vacciné, le taux d'immunité peut baisser et on peut ne plus être protégé.

Il n’existe pas de vaccin pour l’hépatite C, par contre celle-ci est guérissable.

Dépistage : par un bilan sanguin pour les 3.


  • Syphilis

C’est une infection bactérienne qui peut se transmettre lors d’un rapport sexuel vaginal, oral ou anal avec une personne infectée se trouvant dans une phase contagieuse. Il n’existe donc pas de protection par vaccination mais se guérit par une prise d'antibiotique lorsqu'elle est dépistée rapidement.

Les symptômes de la syphilis passent souvent inaperçus, car ils sont généralement indolores. Ils disparaissent au bout de quatre à six semaines, même sans traitement mais la maladie et sa contagiosité persistent, de plus, elle se transmet très facilement, d’où l’importance de son dépistage. C’est une IST qui avait presque disparu par le passé et qui est en recrudescence actuellement.

Dépistage : par un bilan sanguin.


  • Gonorrhée / Chlamydia

Ces deux IST sont regroupées ici car elles ont des similitudes dans leur mode de transmission et pour les traiter. Ce sont des infections bactériennes donc sans vaccin existant.

Elles peuvent être transmises lors d’un rapport sexuel oral, vaginal ou anal. Les bactéries se trouvent sur les muqueuses (pharynx, vagin, urètre, anus).

60 à 70% des gens porteurs de ces infections n'ont pas de symptômes, ce qui fait d'eux des porteurs sains mais contagieux. Lorsqu'elles ne sont pas dépistées et traitées rapidement, elles peuvent provoquer des complications sérieuses de l'appareil génital.

Dépistages : Par frottis des muqueuses concernées par des pratiques sexuelles pour un résultat fiable. Le dépistage urinaire ne prend pas en compte les contaminations sur le pharynx et l'anus. Le dépistage urinaire étant le plus courant chez un professionnel de santé, il est recommandé de préciser lors de la consultation, les zones concernées par un risque d'infection.

Traitement : Ces 2 infections se traitent par une prise d'antibiotique.


  • HPV Papillomavirus*

*Suite aux inquiétudes de plusieurs participants au sujet du HPV, un petit complément d'information a été donné.

Cette IST qui se décline sous une cinquantaine de variantes, dont 8 à haut risque cancérigène. Cette IST peut entraîner le cancer de l’utérus, de l’anus et du pénis. Le HPV est transmis lors de rapports sexuels vaginaux, oraux ou anaux. Mais il peut l’être aussi par les mains, les sex-toys ou d’autres objets portés au contact des organes génitaux de plusieurs personnes.

Ces IST de formes virales peuvent être vaccinées pour ces 8 souches à haut risque. Il est recommandé d’effectuer ces vaccins (3 doses) avant les premiers rapports sexuels et jusqu'à 27 ans (remboursés par l'assurance de base), mais rien n’empêche de les effectuer par la suite. Aux Etats Unis, la vaccination se fait jusqu'à 45 ans.

Dépistage : par frottis des muqueuses.


    Les recommandations de bonnes pratiques :

  • Port du préservatif, féminin ou masculin, pour tout rapport anal ou vaginal.

  • Un dépistage des «BIG 5» est recommandé une fois par année pour une personne ayant des rapports sexuels jusqu’à 10 partenaires différents par année. Au-delà, il est recommandé de faire deux dépistages par an.

  • Lors de l’apparition d’un symptôme entre les dépistages réguliers, il faut consulter sans délai.

  • Lorsqu’une infection bactérienne est avérée, il faut prévenir ses partenaires et s’abstenir de tout rapport durant les 7 premiers jours de traitement.



Ce compte-rendu ne se veut pas exhaustif. Cependant toute question est bienvenue. Les questions seront regroupées et transmises à un.e professionnel.le de santé sexuelle.

Lina Février 2 '20 · Noter : 5 · Tags : compte-rendu groupe de parole